mercredi 25 mars 2009

A propos du lapin

Geneviève s'est posée une question à propos de son lapin. La maman est albinos. Il y a un ancêtre coloré. Mais les petits sont blancs. Si leurs yeux sont rouges, cela présente-t-il un risque pour des patients psychotiques de créer de l'anxiété? Elle a posé la question à François et à Aurélie. La réponse de François est: ça peut passer mais il faut bien expliquer aux patients le pourquoi et le comment. Pour Aurélie, la réponse est oui. Du coup, Geneviève est un peu partagée. Alors Patrick a proposé d'attendre un peu: les petits sont trop petits pour qu'on aille les tripoter. Donc dans 1 semaines,quand ils seront prêts à être sevrés, on fera l'inventaire. Si ils ont tous les yeux rouges, on renoncera peut-être à récupérer le 2ème médiateur de Geneviève dans cette maison. S'il y en a un avec des yeux normaux, on le prend sans hésitation. Mais c'est mal parti, à vue de nez! Bref! Rien n'est encore fait. Régis! Peut-être qu'on va échapper à la ménagerie, pour cette fois!
En même temps vous les trouvez pas craquants?



















Moi j'aime bien les lapins. j'essaie de leur faire un bisou à travers la cage et d'un coup ils prennent peur et partent en courant à travers la cage.




Mais ceux là ce sont des jeunes lapins qui deviendront énormes!

Pas pour nous!

Mardi 24 mars.




Mardi matin réveil sous la pluie, qui s'est rapidement transformée en neige. Nous n'avions pas trop envie, ni l'un, ni l'autre, de traîner dehors. La balade matinale a donc été un peu bâclée. En formation, la matinée s'est déroulée avec François car Aurélie avait une réunion en extérieur, pour un patient.



Eh bien, c'est à moi que l'on s'est intéressé ce matin. François a deman à voir ce que je sais faire. Puis a essayé de me faire travailler.















Je m'en suis bien tiré, mais quand lui et les 2 autres stagiaires ont commencé à m'appeler chacun son tour, je me suis dit que les humains sont décidément devenus fous.

J'ai cherché une réponse du côté de Geneviève, mais elle ne m'a pas été d'un grand secours.

Décidément, ils ont décidé de me faire tourner en bourrique!

Puis François a voulu voir comment se passe le rapport d'objet...
Geneviève est allée chercher mon pouic dans la voiture, celui qu'elle ne me laisse pas pour ne pas que je l'abîme, mais que je préfère.
J'ai commencé par me le lancer tout seul et le rattraper en faisant des bonds de joie dans tous les sens. Puis Geneviève m'a demandé 2 ou 3 rapports.
François s'est installé dans une chaise pour me demander de rapporter. Mais là encore, ils ont décidé de me rendre fou.















Au bout de quelques lancers, j'ai décidé de les laisser jouer tout seuls. Vous voulez le lancer? eh bien allez le chercher vous même! Non mais!




Dans l'ensemble, François trouve que je me débrouille pas mal pour un début, si l'on considère que je ne connais pas les lieux, les personnes, les odeurs, les bruits de tronçonneuse qui m'ont du reste beaucoup perturbé...
C'est sûr que si on me compare avec Bingo, son chien, ce n'est pas pareil. Mais moi, je suis quand même le vrai chien de ma maîtresse.
Je suis champion toutes catégories pour les câlins, mais pas pour les exercices "stupides".

Et puis essayez de me comparer avec un chien du style de Vérone. A tous les coups elle gagnera au rapport d'objet. Elle peut passer sa journée sur une balle de tennis ou un bout de bois.
Mais franchement, il n'y a pas des trucs plus importants que ça dans la vie?

Après ces exercices, les humains sont rentrés regarder un film sur les dauphins, pendant que j'allais finir de régler son compte à mon oreille de porc, dans la voiture.
La journée a été ponctuée de giboulée (en 3 minutes, tout était blanc) et d'éclaircies (en 5 minutes, tout était fondu).
Mais le froid, de façon générale était au rendez-vous avec un vent glacé!

Après le déjeuner, Geneviève m'a emmené faire un tour.

Puis le patient de l'après-midi est arrivé. C'est un petit garçon de 8 ans. Avec Aurélie et les stagiaires, il s'est occupé de soigner et nourrir les lapins et les cochons d'inde.
Puis ils sont rentrés faire un travail d'écriture dans la maison. Cet après-midi ne m'a pas concerné.

Après le boulot, Geneviève a voulu passer acheter une clé wifi et faire le plein de gasoil.
Puis retour à la maison après une brève promenade.
Mais la clé wi-fi lui fait des misères: elle se prend pour un anti-virus!
"Dis moi Geneviève c'est vrai que tu participes à l'animation d'un club d'informatique? Tu t'y connais un peu ou bien tu es juste là pour faire de la présence? Parce que franchement depuis le début de la semaine, tu ne fais pas la fière avec ton ordinateur! Même Patrick te chambre tous les jours en te demandant si tu l'as acheté à la Foirfouille!"

Du coup Geneviève a encore passé sa soirée à jongler avec le réseau pour essayer de mettre le blog à jour! Quelle galère!


mardi 24 mars 2009

Lundi 23 mars: 1ère journée de stage pratique.

Lundi matin, Geneviève n'était pas trop motivée pour retourner en formation. Mais, allez! Courage! Debout à 6h15, nos petites habitudes du matin: promenade, petit déjeuner en famille, et c'est parti pour un nouveau jour. La nouveauté du jour. Le brouillard. Qui s'est levé un peu plus tard. Pour Geneviève et les 2 stagiaires qui partagent cette semaine avec elle, ce fut une matinée de lecture. Étude des comptes-rendus du suivi d'un petit garçon suivi à l'IFZ. Et analyse pour comprendre son évolution. Pour moi, matinée non-stop dans la voiture: Geneviève en a même oublié notre pause. La semaine commence bien! Alors à midi, une balade jusqu'au bois, autour du village.













ça nous a fait revenir par l'autre côté des bâtiments. Une nouvelle perspective de l'IFZ. Un passage devant les 4 chèvres de l'institut....






L'après-midi, Aurélie, la psychologue, accueillait une petite jeune fille. Les stagiaires ont suivi la séance. Mais cette petite m'a aperçu dans la voiture, et devinez? Elle a craqué pour moi!

Alors j'ai été invité à participer aussi à la séance.

Attention! Grande première pour moi!
On a fait un slalom autour de plots, tenu en laisse par Aurélie et guidé par la jeune fille. Puis on m'a demandé de jouer le gentil chien rapporteur d'objet.
Bon! ça je veux bien un peu, mais au bout d'un moment, ça me lasse!
Mais je me suis prêté de bonne grâce à leurs exigences! Sauf qu'à la fin, je n'avais plus trop envie de le rendre. A quoi ça sert que je te le rapporte, si à chaque fois, tu le relances? Les humains ont quelques fois de drôles d'idées!

Petit détail qui a son importance.
Avec Geneviève, on fonctionne bien. On se comprend même si elle manque un peu de précision. Mais l'ordre c'est quoi? Donne ou rapporte? Viens ici ou au pied? Reste? ou pas bouger? Ben pour Geneviève c'est un peu tout ça. Mais quand c'est un patient qui me fait travailler, ça manque un peu de rigueur! Surtout lorsque le patient en question a des difficultés d'élocution, du mal à poser son autorité et est peu expérimenté avec les chiens! .

Allons, Geneviève, depuis le temps qu'Aurélie, notre éducatrice de Villecresnes, te répète de choisir ton vocabulaire et de t'y tenir... tu crois pas qu'il va falloir t'y mettre?
On passe un peu pour des guignols sur ce coup là!
Mais bon! J'y ai mis un peu du mien et tout
s'est bien passé.


Après ce moment de travail partagé, je suis retourné dans ma voiture, pendant que les humains rentraient dans la maison. Là, notre petite patiente a fait un travail de collage et d'écriture. Puis elle a offert à Geneviève le fruit de son travail... pour moi. Ce n'est pas mignon?
Et puis en plus, c'est vrai!


Avant son départ, et pendant que sa maman parlait de choses sérieuses avec Aurélie, elle est venue me faire un câlin dans la voiture. Elle revient bientôt: Chouette! je vais la revoir!




Avant de rentrer, un petit tour au bord du lac, pour profiter des derniers rayons du soleil.
Puis retour au gîte pour une bonne nuit de repos.

Dimanche 22 mars, journée à Thonon les Bains.

Après une mini grasse matinée et une mini balade hygiénique, nous sommes partis direction Thonon les Bains.
Là-bas habitent Boris, le neveu de Régis et Sophie, sa compagne. A 2 heures de route de nous, cela aurait été dommage de ne pas aller les voir.
Nous sommes arrivés là-bas vers 11h et j'ai été accueilli par Pandora, leur chienne, un peu grincheuse.
Mais n'étant pas chez moi, j'ai fait profil bas et tout s'est bien passé entre gens bien élevés.
Les humains ont discuté un long moment. Pendant ce temps, j'ai visité l'appartement. Le chat, je ne l'ai pas vu. Par contre, je suis tombé sur sa litière... Heureusement que Sophie m'a vu,sinon je me serais rendu malade. Geneviève aurait encore été ravie!

Bref!

Un repas pour les humains, puis Geneviève a proposé qu'on aille se dégourdir les pattes.
Pandora n'est pas venue avec nous. Il parait qu'avec l'âge, elle ne sait plus se tenir, et qu'elle est insupportable, en laisse.

Tu ne me feras pas ça, hein Geneviève? Même quand je serai devenu un vieux grincheux?

Direction le lac. Nous avons garé la voiture à proximité et en avant!

En laisse! bien sûr! Nous sommes en ville et dans un lieu respectable!

A notre arrivée, il n'y avait pas trop de monde. Nous avons marché le long des quais.


A un moment, il y avait un dénivelé jusqu'à l'eau. Boris a proposé que j'aille me rafraîchir un peu. Mais dès que j'ai mis les pattes dans l'eau, un cygne patibulaire, qui pataugeait à quelques dizaines de mètres delà s'est cru obligé de venir défendre son territoire.




Je lui ai bien aboyé toutes les insultes que je connais, mais lorsqu'il a semblé vraiment décidé à en découdre, j'ai préféré battre en retraite.
Décidément! Et on se demande pourquoi j'aime pas toutes ces bestioles!
Comme si j'allais lui piquer sa pataugeoire!





Un peu plus loin nous avons trouvé un autre accès à l'eau...
Pas de vilaine bête en vue?
Boris a demandé si je sais nager....







Envoie un bâton pour voir?






Voilà! Maintenant tu sais!
















Et même que j'aime bien!




































Bon! Après, je me secoue dans tous les sens et j'éclabousse tout le monde.


Tant pis! ils n'avaient qu'à pas passer là!










3 plongeons plus loin, nous voici repartis le long des quais. Le bain m'ayant bien revigoré, je me suis senti d'humeur joyeuse.








J'ai commencé à faire le fou avec Geneviève (toujours en laisse, bien sûr!)





Des 2, je ne sais pas lequel avait l'air le plus cinglé! Mais les gens nous regardaient d'un drôle d'air et Boris et Sophie ont bien rigolé!

A un moment donné, Geneviève a tendu son appareil photo à Boris pour qu'il nous mitraille un peu.

Ni une, ni deux, j'ai bondi, arraché l'appareil photo de la main de Geneviève et je l'ai fait tomber par terre.

Bizarrement, ça n'a pas fait rigoler Geneviève. Décidément, mon humaine n'a pas d'humour!


Il ne faut quand même pas qu'elle se plaigne: il n'est pas tombé dans l'eau et il n'est pas cassé. Juste un gnon près de la prise de connexion.

"Le pire n'est jamais certain", comme elle aime à le dire!

Nous avons poursuivi la balade, le temps de me sécher un peu. Nous avons continué à faire les fous.
Nous avons vu un couple de hérons, à quelques mètres du bord.


























Puis nous sommes retournés chez Boris et Sophie.
Encore un petit moment, puis nous avons repris la route de Paladru.
2 heures d'autoroute et nous voilà arrivés chez nous.
Nous étions bien contents de rentrer dans notre jolie chambre!


Mais nous avons passé une bonne journée!

samedi 21 mars 2009

Club d'éducation canine

Depuis le début de la semaine, Geneviève était un peu soucieuse du fait que je reste beaucoup dans la voiture. Et surtout du fait que je ne me défoule pas correctement.
C'est vrai que pour que je me défoule bien, Geneviève connait 2 systèmes:
Ballade à vélo... mais là il n'y en n'a pas.
Jeux entre chiens... Mais pas beaucoup d'affinités avec les chiens du groupe de formation.

Alors, jeudi, elle a appelé le président d'un club de la région, et lui a demandé l'autorisation de nous joindre à eux.
Au début, il a un peu tordu le nez, puis il a fini par accepter.

Du coup aujourd'hui, après une matinée pratique (nous sommes allés faire des courses de ravitaillement pour la semaine), nous nous sommes pointés au club d'éducation canine à 14h.
Quelques instants de détente... mais j'en ai peu profité. Je me sentais un peu étranger entouré de plein de chiens suspicieux.

Puis nous sommes allés en cours. Niveau 2. Dans ce club, ils ont 5 niveaux. Ce qui est vraiment bien, c'est qu'il y a un terrain par cours. Moins grands que les nôtres certes.Mais de plusieurs tailles selon les besoins. Dans notre terrain, on en met 3 voire 4. Mais ça évite vraiment les interférences entre les groupes.
Et puis chaque chien a une fiche avec son niveau. Ce sont des fiches en T. Chaque maître va chercher sa fiche en arrivant, au bureau. elles sont classées par niveau et quand quelqu'un a un renouvellement d'adhésion à faire ou autre, il y a un endroit exprès sur le tableau à fiches. Il la donne en entrant sur le terrain, à l'éducateur. C'est l'occasion d'un petit échange sur le déroulement de la semaine.
Sur la fiche sont notées les exigences du niveau. Par exemple: en niveau 2, il y a si mes souvenirs sont bons

la suite en laisse, et sans laisse
l'initiation au saut,
le rappel dans le jeu
la muselière... et je sais plus quoi d'autre.
Du coup, l'éducateur qui a le groupe sait exactement ce qu'il doit travailler. Il n'oublie aucun point du programme. A lui de choisir l'exercice pour le mettre en application.
Quand un point est acquis, il est coché sur la fiche, à l'occasion si j'ai bien compris d'un petit test de niveau.
A la fin de la séance, chacun s'arrête à la porte, à son tour, pour récupérer sa fiche afin de la rapporter au bureau. C'est le moment d'échanger sur le déroulement de la séance, les points à retravailler, les questions qu'on pourrait se poser etc.

Bref, il y aurait peut-être des idées à creuser de ce côté là?

Bon! Franchement, sans nous vanter, nous étions plutôt à l'aise dans ce groupe.
Ceci dit, Geneviève a un peu corsé les exercices pour moi.
La séance a été très intéressante et nous avons fait des exercices que nous ne faisons pas à Villecresnes. Pas vraiment des exercices différents, mais surtout une autre façon de les aborder!
Du coup ça a ouvert quelques perspectives pour Geneviève.

Beaucoup d'exercices avec des accessoires.

Petit parcours avec des positions, une barre à sauter, un slalom...







Un parcours avec plein de virages à angle droit autour de plein de plots.
des marches au pied avec, sans laisse. On avait juste oublié la muselière. Mais d'un côté, tant mieux: j'aime pas la muselière!

un exercice de rappel au milieu des copains. Le maitre se met au milieu du cercle des autres chiens et le chien doit venir sans s'occuper des copains.



Un lâcher de chiens et un rappel dans le jeu, sur le terrain.

à un moment, un cycliste s'est arrêté près des barrières. Il avait un casque sur la tête et je me suis mis à aboyer pour prévenir Geneviève qu'il y avait un type louche par là.
Le temps qu'on puisse se libérer pour aller dédramatiser les choses, il était parti!

Il faudra qu'on travaille ça!

D'après l'éducatrice responsable du cours, nous avons un bon niveau 3.

Après le cours, nous sommes allés patauger un peu dans le ruisseau. J'étais déjà plus à mon aise.























Nous avons l'autorisation de revenir le week-end de Pâques, si nous le souhaitons.

Sympathique rencontre


Ce matin, lorsque nous sommes sortis, nous sommes tombés nez à nez avec un petit border, juste au-dessus du gîte.









Du coup, nous avons joué un bon moment ensemble.

Une petite copine



Un des couples présent cette nuit était accompagné d'une petite chienne. Un bébé labrador de 3 mois. Ce matin, ils sont venus me la présenter après le petit déjeuner.

Une jolie petite chose intrépide.
On a bien rigolé tous les 2.


Une vraie guerrière!




Elle a essayé de me dominer. Je l'ai laissée faire gentiment,






mais lorsque j'ai décidé de répondre, je l'ai retournée comme une crêpe. Elle était un peu coincée.

Vendredi soir, moment de convivialité


Vendredi soir, il y avait des hôtes au gîte. 2 couples.

Geneviève a décidé de dîner avec tout le monde, histoire de ne pas toujours jouer les sauvageonnes!




Apéro autour d'une drôle de cheminée. Là je suis auprès de mon ami Patrick. J'aime bien Patrick. Il me présente ses animaux, et puis il a toujours l'air content de me voir!




Geneviève adore s'installer au coin du feu.
Et moi, j'adore m'installer tout près de Geneviève!



Évidemment, j'étais de la partie.
Tellement pot de colle que les personnes qui étaient là ont cru que je ne suis pas capable de rester seul.

Mais si, je sais faire!
Mais la semaine dans la voiture me suffit. Il faut que je me rattrape!

Mais Geneviève m'a rappelé gentiment mais fermement que ma place est un peu plus loin!




La chatte, comme à son habitude était vautrée sur l'aquarium.

Non, non, elle ne me nargue pas.



Elle se chauffe juste le ventre à la lumière de l'aquarium.




Mais moi, ça m'agace, j'aimerais bien aller la voir de plus près.









Le matin, c'est mieux, elle se met au soleil sur le canapé. Je m'approche, mais je reste prudent. Elle n'aime pas que je la renifle de trop près!

Repas sympa, puis nous nous sommes retirés dans nos appartements. Geneviève était un peu fatiguée, en cette fin de semaine. Et il était déjà tard!

vendredi 20 mars 2009

Vendredi, la semaine est finie.





Dernière journée de cours.

C'est parti après notre promenade matinale.






Ce matin au programme, le chat, l'âne, le poney et le cheval, et bien sûr les maladies associées.

Puis un débat animé, sur les chiens visiteurs.
Il faut dire que dans le groupe, il y a Éric, qui est infirmier en psychiatrie dans le nord de la France. Il est de plus éducateur canin en club, 2eme degré et formateur chien visiteur. Il y a donc du répondant dans le groupe. Or, monsieur Beiger nous explique depuis le début de la semaine que les chiens visiteurs font du tort aux animaux médiateurs.... et qu'il voudrait essayer de les faire interdire.

De l'avis de Geneviève, les 2 sont complémentaires et peuvent cohabiter, puisque le chien visiteur apporte de la vie et du plaisir à des groupes de gens en institution, alors que l'animal médiateur permet d'entrer en relation avec un patient particulier pour un travail professionnel de thérapie. On ne travaille pas sur le même public ni dans le même but
Bref, la discussion fut animée. Mais chacun resta sur son point de vue.

Pause déjeuner et balade habituelle. Puis une dernière après midi de travail:
Un rappel sur des pathologies: les états psychotiques précoces, la trisomie 21, l'hyperactivité (TADAH) et l'X fragile.

Un dernier point sur le mémoire qu'il va falloir commencer à travailler. Mais on a une petite année pour le rendre.

Et voilà. C'est fini... Chacun a pris sa valise, sa voiture, son train.... et ils sont tous partis...sauf nous qui avons repris le chemin de notre gîte.

Geneviève a un peu de nostalgie de la maison ce soir. En arrivant, elle avait envie de se blottir dans la chambre. Mais là, moi, j'ai dit: "pas question! il y a encore du soleil, il fait jour, on va dehors. "
Alors on est sorti faire un petit tour.

On est monté dans un pré au-dessus de la maison et j'ai fait courir Geneviève après un bout de bois. ça lui a changé les idées, et moi ça m'a bien amusé!

Puis on est rentré à la maison.










Un coucou aux ânes du voisin.












Enfin, Geneviève leur dit bonjour. Moi je reste circonspect. Je ne suis pas très confiant!









Patrick, notre hôte rentrait ses chèvres, alors on l'a accompagné. Moi j'aime pas trop les chèvres. Je me méfie de ces bêtes là. Surtout une qui me regarde de travers....

En plus elle a ses petits! et des cornes!!!

Puis Patrick a montré à Geneviève des bébés lapins de 15 jours. Ils sont tout blancs avec des yeux rouges. Ce sont des lapins béliers de petite taille. Il en a donné un à Geneviève. Enfin, quand il sera sevré.
Régis va sûrement être absolument ravi! Il avait dit: "pas d'animaux à la maison!"

Et voilà où on en est!

Geneviève est contente, car ça permettra de l'éduquer tout petit à être tripoté et manipulé pour la zoothérapie.

Voilà, ça y est ça commence!
la maison va devenir un zoo. Je vous avais bien dit qu'il ne fallait pas la laisser faire!

Remarquez, on s'en sort bien car Patrick a aussi parlé de donner une biquette!


Mais là, Geneviève a dit non! Pas pour le moment!!!

OUF! On l'a échappé belle!

jeudi 19 mars 2009

Jeudi, la semaine est bien avancée....

Jeudi: Nous voici installés dans la routine.

Geneviève maintenant a repris son rythme diurne. Le matin, elle est réveillée vers 6 heures. elle est alors prête à se jeter dans une nouvelle journée.

En cours aujourd'hui, ils ont fait des jeux de rôle, pour tenter de se projeter dans des situations face à des patients autistes ou autres.



Les stagiaires ont été mis à contribution une bonne partie de la journée.













là, c'est Isabelle, en train de jouer le rôle d'un jeune en colère, avec lequel le zoothérapeute doit arriver à entrer en contact. Elle est avec Daïka, le bébé de l'IFZ. c'est un golden retriever.
Elle a bluffé tout le monde!



Pour finir, M. Beiger, leur a présenté son chien Bingo. C'est un chien médiateur.Un berger australien En le voyant travailler, il a semblé à tous les stagiaires que leur chien pourrait faire pareil...

Une marche au pied, un assis, un coucher, un rappel. Le fait d'accepter de travailler avec quelqu'un d'autre.

Geneviève est juste un peu inquiète sur le fait que je tire un peu en laisse.
Ceci dit, ils ont parlé de me tester dès demain....
Fin de cours, balade au bord du lac puis retour à la maison.

mercredi 18 mars 2009

Mercredi, on rentre dans le vif du sujet.

Ce matin, j'étais monté sur ressort.

Nous voici déjà mercredi et les journées commencent à me paraitre longues. Même si je sors chaque jour, je ne joue pas beaucoup avec des copains comme au club d'éducation canine et on va pas faire de vélo. Alors ça commence à me démanger sérieusement de me défouler comme il faut!

En cours, le matin, la psychologue de l'équipe a raconté le déroulement d'une première séance de zoothérapie. Les observations à faire, et les précautions à prendre. A 11 heures elle est allée prendre en charge un patient qui arrivait. Alors les cours ont continué, après une bonne pause, avec François Beiger.

Les humains ont parlé des espèces utilisées pour la zoothérapie, des races les mieux adaptées, des pathologies chez le chien et pour finir, un petit cours de rappel sur l'autisme.

Journée qui a semblé moins longue à Geneviève, ainsi qu'aux autres stagiaires. Normal, on commence à rentrer dans le vif du sujet!

A 18 heures, quand ils sont sortis de cours, ils sont encore restés discuter autour des voitures un petit moment. Puis nous sommes rentrés au gite. Geneviève n'était pas très courageuse pour partir pour une grande balade.

Alors on s'est contenté d'une petite balade hygiénique. Tant pis! on se rattrapera demain!

Mardi: on prend le rythme et on s'habitue.

Mardi, 2eme jour de formation.
Après un petit déjeuner au gite, nous voilà repartis.

Sur place, une petite balade pour se dégourdir avant de démarrer la journée.
Un paysan a épandu du fumier dans ses champs et en a éparpillé un peu sur le chemin.
Geneviève a bien râlé et fait sa grosse voix, mais j'ai réussi à en manger un peu!
J'aime bien ça, mais je devrais savoir que ça ne me réussit pas.

En cours, journée sur la zoothérapie, la gestion des institutions, de l'équipe qui travaille autour du zoothérapeute et des spécificités de chacun...

Après-midi encore un peu difficile, mais le groupe commence à se connaitre et l'ambiance commence à chauffer un peu.
Et puis, les élèves commencent à connaître M. Beiger, qui dispense la formation. Ils commencent à savoir rire de ses réflexions sur les éducateurs canins qui se veulent zoothérapeutes, de ces chiens visiteurs qui font de l'animation... "Enfin, ils font comme ils veulent, rien ne me dérange, mais....."
Bref!

Ce qui est cool, c'est que les cours ont fini exceptionnellement à 17h30.



Alors on en a profité avec Geneviève pour filer faire une balade au bord du lac de Paladru, et profiter des derniers rayons de soleil avant de rentrer.



















Petite contrariété, en rentrant: le réseau wifi ne voulait plus rien savoir.

Après avoir bataillé un moment avec, Geneviève a lâché prise.

Elle a décidé de commencer à dicter l'audiobook qu'elle prépare pour son amie Florence, non voyante.... Plus que 12 tomes à dicter, mais déjà un de fait. Elle a encore du boulot!

Et moi, je me suis endormi, bercé par sa voix!

A 6 heures moins quart, l'estomac retourné par le fumier toujours pas digéré, j'ai commencé à vomir dans la chambre....

De la bile, de la paille! Dois-je vous dire que Geneviève n'était pas franchement ravie?

Eh bien, croyez le si vous voulez, mais elle ne m'a pas dit merci!